Il y a le combat pour la création, pour la culture, et donc tout simplement pour la liberté […] et je n’oublie pas la mobilisation des intermittents qui ne défendent pas seulement leur statut mais qui défendent aussi tout simplement la place de la culture dans notre société.
Ségolène Royal
Présentation
Ségomusica est un blog de soutien à Ségolène Royal dans l'élection présidentielle de 2007.
L’idée de création de ce blog, en premier lieu, est de nous adresser plus particulièrement aux artistes, créateurs, étudiants, enseignants et chercheurs dans les domaines artistiques, culturels et universitaires.
Le sujet de la culture semble avoir été modestement traité par la plupart des candidats à l'élection présidentielle de 2007. Néanmoins, Ségolène Royal a proposé plusieurs mesures afin de favoriser les métiers artistiques ainsi que la culture, l’université et la recherche. Ce blog a donc pour but de présenter ces propositions afin d’informer et de convaincre le monde culturel de choisir un meilleur avenir. C’est aussi un espace d’échange d’idées, d’informations et de débat ouvert à toutes et à tous.
Extrait du Pacte Présidentiel
Inscrire l’éducation artistique et la pratique artistique à tous les niveaux de la maternelle à l’université" : A cette fin, sera mis en oeuvre un plan national, avec les Régions, d’aménagement d’équipements culturels dans les universités et les lycées (salles de répétition et de spectacles, ateliers-studios, tables de montage, etc.). Les intermittents du spectacle et les élèves des écoles supérieures spécialisées pourront participer à ce mouvement en résidence d’artistes.
Adopter une loi de programmation pour redonner à nos universités les moyens de l’excellence.
En 5 ans, la dépense par étudiant sera portée au même niveau que la moyenne des pays de l’OCDE. Renforcer l’autonomie des universités dans le cadre national. Associer les régions à la remise à niveau des universités (bâtiments, logements étudiants…).
Créer un service public d’orientation" : pour que les jeunes soient informés pleinement des débouchés offerts par chaque filière.
Créer une allocation autonomie pour les jeunes" : sous condition de ressources avec un contrat pour faciliter les études et l’entrée dans la vie active. Engager le chantier national proposé par le Conseil de l’emploi, des revenus et de la cohésion sociale. Soutenir la création et l’emploi culturels.
Appel "Culture et Politique"
Un collectif international d'artistes et intellectuels lance un Appel à voter Ségolène Royal pour protéger la liberté de création et les échanges de biens littéraires, artistiques et audiovisuels.
"A différents moments de son histoire, la France a déployé et diffusé une vision de la culture que le monde entier a reconnue comme un facteur de diversité et de solidarité.
Nos sociétés sont confrontées à des défis nouveaux. Les crispations identititaires se multiplient, l'écart grandi entre logiques économiques et logiques politiques, l'exaspération sociale liée à la mondialisation est partout présente. Le présent appel s'appuie sur la certitude que la culture peut contribuer à mieux comprendre ces défis et,partant, à les relever.
Tout en reconnaissant que les biens culturels participent aux échanges économiques mondiaux, il importe de mettre en avant la nécessité de protéger la liberté de création et les échanges de biens littéraires, artistiques et audiovisuels. De même importe-t-il que la recherche scientifique, indissociable de la culture, ne soit pas évaluée ni encouragée en fonction de ses seules retombées économiques.
Nous souhaitons que le projet de la candidate du Parti socialiste français réponde à cette aspiration. En soutenant aujourd'hui la candidature de Ségolène Royal à la présidence de la République française, nous voulons souligner l'importance qu'a pour nous la culture dans la formation de la conscience citoyenne dans la France et le monde.
L'Europe, et en son sein la France, incarne pour nous ces idées. Aussi notre appel repose-t-il sur la conviction qu'une communauté de valeurs nous unit : une idée de la démocratie fondée sur la citoyenneté et sur le respect de toutes les formes de pensée et de cultures."
« Avant qu’il ne soit trop tard »
"Le 22 avril, il sera trop tard. Trop tard pour déplorer notre dispersion. Trop tard pour regretter notre inaction. Trop tard pour s’apercevoir que l’élection présidentielle s’est faite sans nous, malgré nous.
Nous refusons cette défaite trop souvent annoncée. Nous n’admettons pas que l’on vote à notre place. Nous n’acceptons pas que des sondages fabriquent une élection. Et nous ne tomberons pas dans le piège tendu par cette droite qui domine ou influence la plupart de nos grands médias. Car tout est fait, dans cette campagne, pour démobiliser la gauche et désespérer ses électeurs. Rien n’est épargné à Ségolène Royal. Ses déclarations comme ses silences, son entourage comme son compagnon, sa simplicité comme sa franchise, sa féminité comme sa fermeté : tout est prétexte en face à caricature et à moquerie. Tout est bon pour alimenter le mépris social et le dédain sexiste.
Qu’elle prenne le temps d’écouter les Français, et on la soupçonne de n’avoir rien à dire. Qu’elle annonce longuement son pacte présidentiel, et la question du chiffrage vient opportunément occulter le détail de ses engagements. Qu’elle-même ou son entourage soient victimes de procédés de basse police, et on préfère retenir l’air de la calomnie plutôt que de s’alarmer pour la démocratie. Qu’elle assume son identité de socialiste, et on lui reproche de se plier à un appareil. Qu’elle revendique sa part de liberté, et on l’accuse de se méfier de sa famille. Qu’elle réussisse un meeting électoral ou une émission télévisée, et on lui oppose immédiatement des enquêtes d’opinion aussi fluctuantes qu’incertaines.
Nous ne nous laisserons pas intimider. Dès le premier tour, nous voterons pour Ségolène Royal et nous appelons à faire de même, à le faire savoir et à faire campagne. Car nous voulons que, cette fois, la gauche gagne. Nous parions sur cette gauche plus exigeante avec elle-même et plus à l’écoute des siens, qui a appris de ses échecs, de ses illusions et de ses divisions, une gauche ambitieuse et audacieuse. Et nous savons que ce n’est pas n’importe quelle droite qui risque de l’emporter.
Jamais candidat de droite n’aura à ce point symbolisé la régression sociale. Nicolas Sarkozy est, tout à la fois, le candidat du pouvoir financier, du pouvoir personnel et du désordre mondial. Soutenu par la nouvelle aristocratie financière, il incarne la soumission de la politique à l’argent. Favorable à un renforcement des pouvoirs présidentiels, il incarne la tentation du césarisme contre l’approfondissement de la démocratie. Engagé aux côtés de l’actuelle administration américaine, il incarne le risque des aventures impériales, du choc des cultures et de l’affrontement des peuples. C’est le candidat de la peur. Des peurs qu’il exploite – celles de l’avenir, du monde, de l’étranger, des jeunes – mais aussi des peurs qu’il inspire en convoquant l’imaginaire de l’homme fort, du chef vindicatif et exalté, épris du pouvoir et de lui-même.
Contre ce danger, Ségolène Royal est la candidate de l’espérance. Elle l’a fait naître en défendant une démocratie participative où les citoyens sont reconnus experts de leurs problèmes. Une espérance à la fois sociale et écologique, éthique et démocratique, française et européenne, ne sacrifiant pas les conditions de vie et de travail à la modernisation économique. L’espérance d’une république nouvelle, rompant avec un présidentialisme étouffant pour un parlementarisme vivant. L’espérance d’une démocratie qui ne se réduirait plus à un pouvoir personnel, avec ses courtisaneries, ses impunités et ses privilèges. L’espérance d’une France enfin réconciliée avec son peuple, ses quartiers, ses travailleurs et sa jeunesse dans sa diversité.
Mais l’indifférence peut tuer l’espérance. Depuis 2002, nous sommes prévenus, et nous n’avons plus d’excuse. Nous savons que cette élection sera ce que nous en ferons. Il n’est plus temps de se faire plaisir, en perdant de vue l’enjeu décisif. Nous affirmons qu’il n’est de soutien entier que critique, de loyauté que lucide, de solidarité qu’indépendante, et nous resterons fidèles à cet engagement. Nous disons aussi que le second tour se joue dès le premier tour.
Cette élection n’est pas ordinaire et elle engage, à travers le sort de la France, un peu de l’avenir du monde. C’est pourquoi, contre une droite d’arrogance, nous appelons à choisir, dès le 22 avril, une gauche d’espérance, en votant Ségolène Royal.
Cet appel a été publié dans le Nouvel Observateur le jeudi 1er mars 2007.
Appel des universitaires et enseignants-chercheurs du supérieur
Depuis 2002, les gouvernements de droite ont laissé de côté l’enseignement supérieur, réduisant les crédits et ne prenant aucune des mesures nécessaires pour améliorer les conditions de travail des enseignants et des étudiants.
C'est pourquoi un collectif d'universitaires, d'enseignants et d'enseignants-chercheurs lance un appel à voter Ségolène Royal, seule candidate à proposer des mesures concrètes et adaptées pour restaurer le supérieur.
A la veille d’une échéance politique décisive, nous appelons à la mobilisation autour de la candidature de Ségolène Royal, seule candidate à porter l’espoir d’une véritable alternative novatrice pour l’enseignement supérieur et la recherche, mais aussi plus largement pour notre pays, après cinq années de gouvernement d’une droite brutale et antisociale.
Le retard accumulé par la France depuis 5 ans dans le domaine de l’enseignement supérieur est énorme, aussi bien au regard des Etats-Unis et du Japon que de la plupart des pays européens.
Le taux d’échec en licence représente un gâchis humain insupportable pour notre pays. La sélection sociale s’est aggravée.
Les bâtiments universitaires sont trop souvent vétustes et inadaptés, et les conditions d’hébergement des étudiants notoirement insuffisantes.
La responsabilité du gouvernement de droite au pouvoir depuis cinq ans est écrasante : loin de tenter de réduire ces problèmes, il a au contraire revu à la baisse les crédits, remettant ainsi en cause les missions fondamentales des universités. Sans parler de son incapacité à répondre de façon adéquate aux revendications du mouvement des chercheurs.
Les projets des candidats de droite à l’élection présidentielle sont tout autant calamiteux. L’un, qui a montré dans le passé son incapacité à agir, se contente d’émettre des propositions floues et incomplètes, tandis que l’autre présente un projet très libéral, qui, en tentant de transformer les universités en entreprises, accroîtra les inégalités sociales sans répondre aux besoins massifs de formation de notre pays.
« Doter nos universités de moyens financiers accrus, associer les régions à la remise à niveau des bâtiments et des logements universitaires, créer un service public d’orientation performant, créer une allocation d’autonomie sous conditions de ressources avec un contrat pour faciliter les études et l’entrée dans la vie active, accroître de 10% par an le budget de la recherche et les crédits publics pour l’innovation », telles sont les propositions concrètes du pacte présidentiel de Ségolène Royal pour l’enseignement supérieur.
Ces propositions permettront de redonner à nos universités les moyens de répondre aux attentes et aux besoins de notre pays pour la recherche, la formation et la construction du savoir, et de lutter contre les inégalités sociales.
Face au danger que constituent des candidats démagogues qui n’hésitent pas à se rapprocher des thèses du Front National pour en récupérer l’électorat, ou qui se présentent comme des candidats « anti-système » après avoir gouverné avec la droite depuis toujours, il nous faut clairement soutenir l’alternative novatrice à gauche que représente Ségolène Royal dans cette élection présidentielle. Il en va de l’avenir de notre enseignement supérieur, il en va de l’avenir de notre pays.
Ségolène Royal s’adresse à tous les électeurs
"Il faut éviter à la France une droite encore plus dure, lorsque l'on voit les déclarations du candidat de l'UMP, beaucoup plus dur pour les faibles et beaucoup plus généreux pour les forts",
"La voulez-vous cette France plus juste, plus calme? Voulez-vous le retour à la paix civile?", demande-t-elle, accusant la droite au pouvoir de "distiller les rancoeurs, les haines de toutes sortes".
Elle attend "un sursaut" de la gauche et demande "à tous les citoyens de gauche, à tous ceux qui hésitent mais qui savent ce que la droite recèle de brutalité, de violence, de guerre civile même, puisque rien n'est réglé dans les cités et les banlieues". "Tout cela est contraire aux valeurs républicaines fondamentales".
Ségolène Royal estime avoir affaire à "une droite dure, qui ne dit pas la vérité, cache ses véritables intentions". Il ne faut " pas oublier" que le candidat de l'UMP "est le candidat sortant".
"Il faut que, dès le premier tour, le 22 avril, se mobilisent tous les hommes et toutes les femmes qui veulent que la France se relève, pour que le 22 avril ne ressemble pas à un certain 21 avril". Elle souhaite recueillir "le plus gros score possible".
Ségolène Royal invite les électeurs à se rendre massivement aux urnes. "J'appelle à la lutte contre l'abstention. Ne vous abstenez pas! Tous ceux qui sont inscrits sur les listes doivent voter. Venez voter en toute liberté, mais votez!"
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